2020, des hauts et des bas…

Aujourd’hui, comme depuis 2 jours maintenant, je vois les gens publier la rétrospective de leur année 2020. J’aurai aimé faire pareil, mais c’était une année compliquée, et je n’ai pas du joli à vous poster pour tous les mois de 2020.
Parce que oui, Instagram c’est sympa, ça vend du rêve et des paillettes, mais derrière ces belles photos il y a toujours l’envers du décor. Tous le monde n’en parle pas, mais je me suis dit que pour démarrer 2021 du meilleur pied qu’il soit, j’allais vous parler de mon 2020. Vous livrer une petite partie de moi. Ce n’est pas quelque chose de simple mais c’est une chose que j’ai appris cette année : mettre des mots sur ce que l’on ressent et en parler, fait avancer les choses!

Vous devez surement connaître l’expression « avoir des hauts et bas », je crois que je peux dire qu’en 2020 je n’ai eu qu’un bas. Un seul, mais sans doute le plus gros de ma vie.
Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je suis plutôt quelqu’un de déterminée et d’obstinée. Je ne lache pas facilement et j’ai énormément de mal à dire quand ça ne va pas. Sauf que parfois, votre corps n’accepte plus que vous encaissiez sans cesse. C’est ce qu’il s’est passé. Mon corps, mais surtout ma tête, ont dit STOP. C’était sans savoir que c’était pour un mieux, et qu’il était plus que temps que cela se fasse, mais bordel j’en ai chié.

Pour comprendre 2020 vous aurez besoin d’un bout de 2019, un 2019 rempli d’épreuves, des épreuves que j’ai surmonté la tête haute mais qui ont sans aucun doute caché des failles.
Tout a commencé quand j’ai choisi de casser une relation de 5 ans qui était arrivée au bout de ce qu’elle pouvait me donner. Oui c’était ma décision, mais je n’était pas moins chamboulée par ce changement de vie qui était imminent. Ré-apprendre à vivre seule, faire le deuil de cette relation qui m’a beaucoup apporté, accepter qu’on ne verra plus certaines personnes… Un changement important qu’il fallait digérer.
Peu de temps après, je me suis lancée dans l’histoire de ma vie avec la personne qui comptait le plus pour moi depuis plus de 20 ans. Cela doit être sans doute la meilleure chose qui me soit arrivée et celle qui m’a fait tenir depuis, mais soyons honnête, après avoir attendu 20 ans pour être ensemble, on avait la pression! Ne pas se presser, ne pas manquer de respect à ma relation précédente, s’investir dans celle-ci mais sans bruler les étapes,… S’aimer sans se bruler les ailes.
En octobre, j’ai choisi de remettre mon appartement afin d’emménager chez mes beaux-parents pour une épargne super rapide (l’objectif étant d’acheter ensemble). Je connais les parents de mon Chéri depuis toujours, l’idée était donc plus que réjouissante, mais avouons-le, la vie en communauté une fois qu’on est parti de chez ses parents c’est pas de tout repos! On a chacun notre caractère, nos habitudes et parfois ça peut devenir explosif…
En novembre on m’annonçait que je devais me faire opérer très vite de cellules pré-cancéreuses vagin/utérus. Un coup de massue et une quantité incroyable de questions : Est ce que je pourrais avoir des enfants? Est ce que ce sera plus compliqué pour moi? Est ce que la rémission sera directe? Est ce que la maladie va se développer?
J’étais pétrifiée, mais encore une fois, je me disais qu’il y avait pire et que je pouvais surmonter cette épreuve. Et je l’ai fait! Mais je dois être honnête, un doute plane constamment pendant les premiers mois, est ce que les résultats seront bons? 1 semaine de certificat plus tard et tu retournes au travail, comme si de rien n’était. Tu dois avoir le sourire, être une bonne chef d’équipe et montrer que tu vas bien. Sauf que ça ne va pas …
Je suis quelqu’un de nature angoissée et je suis tellement empathique, que j’absorbe littéralement les émotions des autres. Chez moi, on m’appelle La petite éponge… Et c’est surement ce qui a valu ma perte cette année. Trop bonne, trop conne, qu’ils disent …
Pour clore cette énumérations de 2019 – début 2020, ça n’allait pas du tout au travail. Une ambiance de merde dans l’équipe, des messes basses et quelques coups de putes plus tard et j’explosais littéralement.

Le 21 février 2020 on m’annonçait que je faisais un burn out.

Le plus dur est d’accepter qu’on ne va pas bien. C’est bien joli de se mettre en arrêt de travail, mais pourquoi? Pourquoi est ce que je ne vais pas bien? Pourquoi je pleure tout le temps? Pourquoi est ce que je fais des crises d’angoisse? Pourquoi est ce je n’ai plus la force et le courage que j’avais? Pourquoi est ce que je n’y arrive plus?
L’acceptation est une grande partie du travail dans ce genre d’épreuve et il faut le temps avant de s’en rendre compte.
Plus envie de rien, moral dans les chaussettes, peur de sortir, de voir des gens, culpabilité x1000 et fatigue extrême. C’est compliqué de jouer entre toutes ces émotions qui nous traversent, mais c’est encore plus compliqué de devoir les expliquer. C’est abstrait, ce n’est pas une maladie que l’on peut voir… Donc forcément les gens ont du mal à comprendre. Alors il y a ceux qui ne comprennent pas et sous-estiment votre mal-être, puis il y a ceux qui, sans vraiment comprendre, essayent d’être là pour vous. Ce qui est sûr, c’est que cela fait un tri autour de vous. On se sent très seul sur le moment, mais après coup, je dois dire que cela m’a fait ouvrir les yeux sur les personnes sur qui je pouvais réellement compter. Mais aussi, et surtout, sur les personnes qui vont mal autour de vous. J’ai perdu quelques « amies » en chemin, mais je m’en suis surtout faite 2 nouvelles! Deux comme moi, paumées et blessées. Alors on s’est entre aidées. On s’est aussi laissé de l’espace, parce que c’est important de penser à soi quand ça ne va pas et qu’il n’est pas nécessaire de polluer les autres. Mais on se comprenait et on savait ce que l’autre vivait. On a pu être là les unes pour les autres. (M & A 🖤)

Avec le recul je peux maintenant dire que les clés pour s’en sortir sont prendre du temps pour soi (au sens propre comme au sens littéraire : prend le temps d’accepter la situation et se laisser le temps de s’en sortir, mais aussi prendre du temps pour soi en redécouvrant ce que l’on aime faire, ce qui nous passionne), se faire aider (par un.e psychologue ou psychiatre, par la méditation, par la médecine douce, l’hypnose,…) et bien s’entourer.

Le but de cet article n’est pas de me plaindre, il y a bien pire dans la vie et je ne me prend pas pour Calimero. Le but était plutôt de vous livrer une petite partie de moi et surtout de mettre en avant cette maladie si abstraite qu’est le burn out. Aujourd’hui je vous écris les larmes aux yeux, parce que je peux maintenant voir le chemin parcouru. Je ne suis pas au bout et je ne sais pas si on peut vraiment sortir complètement de ça… Mais j’ai appris énormément, je sais désormais que je dois penser à moi avant d’essayer d’aider les autres, je sais que mon empathie peut être mise à bon escient, je sais que je dois accepter mes moments de bas et que même si il y a pire dans la vie, mes malheurs ne sont pas moins importants. Je sais aussi que je suis entourée et que, même s’ils sont peu, je peux vraiment compter sur eux. 🖤

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